Dans la collection ‘voyages au long cours’… un nouvel épisode : Biarritz-Bordeaux-Nantes-Saint Nazaire…
Départ de Biarritz en train initialement prévu à 16h32, parti à 16h50… avec un changement à Bordeaux de 20 minutes, il ne fallait pas que je traîne à la gare de Bordeaux !
Tranquillement installée dans le train corail en direction de Nantes, le voyage commence paisiblement. Arrêts dans différentes gares aux noms qui sentent bon les vacances ! Puis arrêt à Saintes (je ne sais pas pourquoi, je plaçais Saintes dans le sud de la France…. J’améliore ma géographie !!). Et là, le train ne redémarre pas. Les voyageurs descendent sur le quai, fumer une cigarette. Au bout de 30 minutes, une voix dans le haut-parleur nous annonce que le train va redémarrer dans quelques minutes. Eh oui, messieurs de la SNCF, il ne faut pas traîner, parce que j’ai un second changement, de 20 minutes encore, à la gare de Nantes ! Mais durant les quelques minutes suivantes, rien ne se passe ! Là j’entends un voyageur qui raconte que des mecs bourrés sans ticket ont agressé le contrôleur, et que les flics sont là. Au bout d’une heure je commence à me préoccuper de mon changement à Nantes. Je demande à un agent de la SNCF si j’aurai mon TGV à Nantes, et si le train va redémarrer un jour, et quand. Là il me répond qu’il n’en sait rien pour mon changement, que le train redémarrera une fois que le contrôleur d’astreinte sera arrivé. Il a été appelé et était en centre ville de Saintes, donc d’ici quelques minutes on repartira. Ces quelques minutes se sont transformées en une demi-heure (Saintes serait une si grande ville ?? il faut vraiment que je retravaille ma géographie !). Finalement, au bout d’une heure et demi, le train repart !!! Hourra !!! (bon pour mon changement, c’est mort !). Premier arrêt à Rochefort, entre temps des agents de la SNCF passent pour nous demander si on a une correspondance. N’ayant aucune nouvelle, je parcours le train à la recherche de renseignement : aurai-je un autre train ? un taxi ? ou me fera-t-on dormir à l’hôtel ? On m’annonce que j’aurai soit un taxi, soit une chambre d’hôtel. Moi qui me réjouissais de retrouver les joueurs d’ultimate pour faire la fête… Puis on arrive à La Rochelle. Et là, miracle, on nous parle dans le haut-parleur !!! Oui, parce qu’il faut savoir que question communication, la SNCF, zéro !!!! On a poireauté 1h30 à Saintes, sans aucune explication, et juste un « le train va redémarrer dans quelques minutes », qui s’est avéré complètement faux !! Bref, on nous parle pour nous dire : « tous les voyageurs descendent, on va affréter des bus pour Nantes ». Hallucination totale !! Pourquoi à 22h, ils stoppent le train, pour nous emmener en bus à Nantes ?? Donc, on descend, et on attend… on attend… on attend… Une bonne centaine à attendre je pense. On est dehors, il ne fait pas très chaud, devant les arrêts de bus, mais rien ne se passe, aucun agent SNCF pour nous dire ce qu’il se passe, où aller etc. Parmi les voyageurs, une bande de jeunes bien sympa qui prennent ça à la rigolade, d’autres personnes zen, une femme enceinte, un couple avec un bébé de quelques mois, un monsieur passablement énervé, moi qui reste calme en pensant que ça fera une belle histoire à raconter, mais que je suis quand même souvent vernie avec les voyages…. Puis soudain une petite bonne femme de la SNCF arrive, une boule de nerfs, prête à exploser… « on ne s’énerve pas, ceux qui vont à Nantes à droite, et ceux qui vont à Chais Plus Où à gauche !!! », tout ça d’une voix haut perché, et on sent qu’elle n’est pas loin de craquer nerveusement _et personne ne sait pourquoi, on était relativement calme, comparé à ce que ça aurait pu être si on avait été en période de travail, en pleine heure de pointe avec qu’une envie, rentrer chez soi, et s’affaler dans le canapé_). Bref, de la voir comme ça, alors qu’il n’y avait pas de raison, m’a donné envie d’en rajouter une couche : « et moi madame, je vais à Saint Nazaire, je vais où ? ». Finalement, une heure après avoir été débarqué à La Rochelle les bus arrivent. Je vous raconte pas le bazar… évidemment tous les voyageurs pour Nantes ne pouvaient rentrer dans un seul bus. Donc une partie a du monter dans le bus qui allait à Chais Plus Où, c’est-à-dire qu’au lieu de mettre 2 heures pour rallier Nantes, ils ont du mettre 30 minutes ou 1 heure de plus…. Et la montée dans bus était quelque chose aussi : mettre les bagages dans les soutes, caller la dizaine de vélos… Le chauffeur de bus, qui est loin d’avoir inventé l’eau chaude, nous a bien fait marrer : quand on lui dit qu’il n’y a plus de place dans la soute, il va voir, fait de la place, et remonte en disant qu’on pouvait y placer 3 vaches et deux taureaux. Une voyageuse de répliquer qu’on n’avait qu’à mettre le reste des voyageurs pour Nantes qui n’avaient pas de siège. Bref, bonne ambiance malgré les circonstances ! En partant, à 23h, il tient à préciser qu’il ne travaille pas pour la SNCF, mais pour une entreprise privée de bus, et que souvent la SNCF fait appel à eux pour affréter des voyageurs. Je pense qu’il a eu peur que tous les voyageurs mécontents lui tombent dessus. Finalement, on arrive à 1h à Nantes. Là je vois une agent SNCF, ultra efficace et accueillante qui me prend en charge ainsi qu’un autre voyageur allant à Saint Nazaire, et nous fait monter dans un taxi. Chrysler… si ça c’est pas la classe. Merci la sncf pour me faire monter pour la première, et sans doute la dernière, fois de ma vie dans une voiture Chrysler. Du coup, en une petite heure, en étant collée dans mon siège à chaque accélération (très confortables les sièges), j’arrive à Saint Nazaire, à la gare… pas moyen qu’il me dépose chez le copain chez qui je suis attendue. Le voyageur avec qui j’ai partagé le taxi connaît Saint Nazaire, et allait dans la même direction que moi, donc très sympa, ne m’a pas laissée toute seule errer à 2h du matin.
Finalement, arrivée à 2h15 chez mon copain, et ils ont tous (enfin, les derniers debout !) été surpris de me voir débarquer à cette heure là !!